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Les cités-jardins / Les artistes et leur installation

Éric Hanoteaux

Abri de jardin

J’ai construit une cabane faite de palettes pour le sol et de cartons pour les murs, dotée d’une fenêtre, et dont le toit d’une seule pente est en lin, les voliges sont en bambous. À l’intérieur de la cabane, un des murs sera tapis de mousse à la manière d’un mur végétal ; du sol, entre les palettes, des lianes et des végétaux multiples sembleront avoir eu raison de cet habitat en le colonisant de toutes parts.

Le spectateur n’étant pas convié à rentrer dans la cabane, des chaises et des tables, situées aux alentours de l’abri de jardin précaire, inviteront à la discussion et favoriseront les échanges et une possible convivialité.

Cette cabane où la précarité subsiste et où la nature malmenée peut reprendre ses droits, peut aussi, par ses couleurs et ses plantes vivaces, générer un optimisme quant à l’avenir.

Située Place des Genêts, cette installation engage les habitants de la cité-jardin Bel Air à se questionner sur leur histoire et à en rechercher leurs origines.

Temps forts :

Samedi 22 Septembre à partir de 15h :

  • Atelier Parents Enfants : création de fleurs et sculptures en matériaux recyclables : bouteilles en plastique, carton, crépon….

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

Dimanche 23 Septembre à partir de 14h :

  • Le groupe Unsixyves, vous proposera un moment musical avec une danseuse de 15h à 15h30.
  • Atelier Parents Enfants : création de fleurs et sculptures en matériaux recyclables : bouteilles en plastique, carton, crépon...

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

  • Participatif : Démontage de l’installation de l’artiste, distribution de plantes dans toutes sortes de contenants issus du recyclage afin de créer une nouvelle œuvre au sein de la cité-jardin.

Aline Devrue

« Un fil rouge tendu de 1930 à 2018, de mémoire et de solidarités ouvrières »

En parcourant la singulière cité-jardin des « 99 maisons » de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf, s’est imposé à moi la volonté de réaliser une installation. Mon travail de mémoire m’a fait réfléchir sur les différents objectifs d’alors : aménagements, développements, mesures hygiénistes…

Mon intention : réaliser sur la place Centrale « ma » reconstruction de ce concept des 99 maisons en utilisant comme support les matériaux mêmes des bâtisses, y joignant des objets du quotidien montrant la vie des ouvrières et ouvriers de l’époque.

Les platanes entourant la place Centrale de cette puissante union ouvrière seront reliés symboliquement par un fil rouge. Par ma démarche, je tente de questionner l’importance et l’apport de ce nouveau concept architectural.

Temps fort :

Samedi 22 Septembre et dimanche 23 Septembre à partir de 14h :

  • Chaque visiteur fabriquera un bracelet rouge symbole de « l’histoire de cette cité » : tricotin, tricotons !

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

Audrey Denis

« Fleurs des villes »

«Il faut être deux pour discuter ensemble. C'est ainsi que l'histoire commence. Au sommet d'une motte de terre, il existe une ville. Il y pousse des fleurs des champs, ou plutôt les fleurs des îles. Sur cette île demeurent deux grands utopistes… Des rêveurs qui ont construit de leurs mains deux jolies bâtisses »…

Ce conte urbain s'adresse aux graines d'aujourd'hui, aux futur-e-s femmes et hommes de demain. Il fait référence à la comptine « Pirouette cacahuète ».

Je propose une installation éphémère composée d'une motte de terre sur laquelle des fleurs des champs auront poussé. Sur cette motte, deux cabanes réalisées dans les pages d'un Atlas ; dans la maison, par l'ouverture d'une fenêtre, deux personnages se regardent d'une demeure à l'autre. Par l'emploi des éléments naturels : la terre, les fleurs, le papier, le bois ; l'installation s'approche des œuvres réalisées par les artistes du mouvement Arte Povera.

Cette fragilité apparente peut insuffler chez le passant/visiteur un sentiment protecteur afin de vouloir préserver ce monde tiré d'un conte où l'écho contemplatif de son âme d'enfant fait surface. Il faut protéger son île, celle de son enfance. L'île symbolisant avec force tout l'idéalisme de l'utopie d'un monde parfait.

Temps fort :

Samedi 22 Septembre et dimanche 23 Septembre à partir de 14h :

  • Par la création imagée et illustrée de l'installation « Fleurs des villes », l’artiste souhaite sensibiliser les enfants sur tous les points utopistes de la démarche d’Ebenezer Howard (créateur des cités-jardins) par des ateliers « portraits » réalisés aux pastels à l’huile ainsi qu’un atelier d'écriture de chansons : « Il était un petit homme /qui avait une drôle de maison…/ sa maison est en carton/Les escaliers sont en papiers… ».

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

Daniel Mayar

Garden Boys

Il était une fois de petits arbres qui bordaient une placette herbeuse de la Cité-Jardin de Maromme… À l’époque, les arbres étaient les meilleurs compagnons de jeu des enfants qui grimpaient et se perchaient volontiers dessus. Un jour, les hommes ne voulurent rien entendre, ils décidèrent de leur couper les branches et de ne laisser que les troncs.

Aujourd’hui, les enfants sont grands. Ils ont dû comprendre la leçon et digérer leur frustration. Quant aux arbres, aveugles et réduits à l’état de simples poteaux, ils commencèrent d’abord à se tordre le cou pour essayer de comprendre ce qui leur était arrivé. Et il fallait les voir se contorsionner sur place et tenter de retenir la sève bouillonnante qui leur montait à la tête. Mais on les laissa désormais tranquilles. Les arbres avaient repris leur statut de simple décor végétal. En échange de quoi, au bout d’un laps de temps, on autorisa de nouveau les silhouettes boursoufflées des troncs à lancer leurs frondaisons vers le ciel !

N’avez-vous jamais regardé un nuage en y voyant une forme ? Que disent ces troncs? Pour moi, ils évoquent des caricatures de Daumier ou l’œuvre tumultueuse du grand Rodin, tous deux contemporains d’Howard par ailleurs. Ils me parlent de désirs, d’aspirations, de contradictions, de mémoire, bref d’humanité.

Avec quelques pains de terre que j’appliquerai et modèlerai directement sur l’arbre, je tenterai, tel l’artiste préhistorique sollicitant sa paréidolie ordinaire pour souligner une silhouette de fauve ou d’auroch qu’il discerne sur la paroi de sa grotte, de poursuivre le travail de la sève bloquée dans son élan et convoquer le regard, l’imagination curieuse et la mémoire en réalisant sur les troncs une œuvre éphémère et singulière, qui révèlerai et accentuera jusqu’à la pluie, certains de ces personnages nombreux, sortis tout droits de l’inconscient collectif, qui conversent et s’y pressent. 

Temps fort :

Samedi 22 Septembre et dimanche 23 Septembre à partir de 14h :

  • Atelier terre modelage sur le thème « Que disent ces troncs » ?

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

Christine Granier

Le Kiosque à musique

Le Trait, cité-jardin initiée par le chantier naval Worms au début du XXème siècle, possède un beau kiosque à musique édifié en 1925 pour la fanfare La Lyre.

J'ai choisi ce kiosque comme lieu de mon installation parce que c’est un exemple architectural, parce que c’est un lieu festif voulu par les dirigeants des chantiers navals pour leurs ouvriers musiciens et que cela pourrait être à nouveau un lieu de sociabilité réouvert à la musique.

Construit en bois par des charpentiers de marine, il appelle de grands voiles sur son pourtour, qui peuvent se gonfler au vent comme celles que j’ai réalisées. Réminiscences des voiles qu’on pouvait voir sur la Seine. Des moments musicaux permettront aussi de retrouver la fonction originelle du kiosque et de lui redonner vie comme lieu de sociabilité.

Temps fort :

Samedi 22 Septembre à 16h

  • Chorale CHAM du collège Charcot chantera dans le kiosque
  • L’après-midi se terminera par un goûter

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)

Dimanche 23 septembre à 16h30

  • Musique en cité-jardin !

(Les enfants devront être accompagnés d’un adulte)